Festival Film Arabe d'Oran (3)

Mardi 4 août 2 04 /08 /Août 13:36
La troisième édition du Festival international du film arabe d'Oran a eu lieu du 23 au 30 juillet 2009.
Par Samir Ould Ali - Publié dans : Festival Film Arabe d'Oran (3)
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 4 août 2 04 /08 /Août 13:09

Les projecteurs de la troisième édition du festival international du film arabe d’Oran se sont allumés, jeudi dernier, au théâtre Abdelkader Alloula en présence de plusieurs noms du monde du cinéma arabe. Parmi les plus connus que quelques centaines d’Oranais qui se sont rassemblés autour d’une Place du 1er Novembre sous haute surveillance ont pu applaudir ou même toucher : le comédien égyptien Ahmed Badir qui n’a pas hésité à aller au-devant de ses admirateurs, l’actrice égyptienne à la longue carrière Nabila Obeid (révélée en 1963 par le film Rabiâ El Adaouia dans lequel elle avait donné la réplique à Farid Chawki), la belle Yousra, le réalisateur algérien Ahmed Rachedi ou encore l’écrivain algérien Wassyni Laaredj. Avant de rejoindre le théâtre pour la cérémonie d’ouverture du festival, ces invités et d’autres encore ont été reçus par le premier responsable de ville d’Oran, Sadek Benkada, au siège de l’hôtel de ville, qu’un long tapis rouge reliait au théâtre à travers la place du 1er Novembre. Une fois encore, les journalistes de la presse écrite algérienne ont été exclus de cette rencontre alors qu’un certains nombre de leurs collègues étrangers et la télévision nationale y ont été autorisés. Interrogé sur cette discrimination, l’un des responsables de l’organisation, Nazih Berramdane, a expliqué que «ce ne sont pas des journalistes mais des invités.» Argument qui n’a convaincu personne, tout le monde ayant constaté que ces invités de marque n’étaient ni plus ni moins que des journalistes. Comme tous ceux qui, munis de stylos et de carnets, se sont échinés à couvrir l’événement.

Après que tous les participants et invités (dont beaucoup n’ont aucun lien avec le monde des arts) eurent pris place dans le théâtre, les membres des deux jurys ont été présentés : Présidé par le réalisateur palestinien Rachid Macharaoui, le jury du long métrage devra départager les dix films en course dont l’algérien Voyage à Alger, du réalisateur Abdelkrim Bahloul. Le jury du court métrage, mené lui par l’actrice libanaise Claudia Marchelyan, choisira le meilleur entre quinze films parmi lesquels les réalisations algériennes Ils se sont tus de Khaled Benaïssa et Dis-moi de Sabrina Draoui.

Au chapitre des hommages, le Commissariat du festival a honoré à titre posthume le dramaturge Abdelkader Alloula en remettant un Ahaggar d’honneur à sa veuve Raja, le réalisateur palestinien Rachid Macharaoui, la Palestine étant toujours au cœur des préoccupations algériennes, et l’inévitable Yousra qui n’a pas hésité à introduire une note de berbérité dans son discours en lançant un «hamlakhkoun atas atas» (Je vous aime beaucoup) au public.

Moment très émouvant, les compagnons de feu Alloula, les acteurs Adar et Himour, ont joué un extrait d’El Khobza, première pièce à grand succès que le dramaturge a mise en scène en 1970.

Rappelons que la chanteuse libanaise Najwa Karam et l'algérien Bilal devraient respectivement se produire les 28 et 30 juillet au théâtre de verdure Hasni Chakroune.

Par Samir Ould Ali - Publié dans : Festival Film Arabe d'Oran (3)
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 3 août 1 03 /08 /Août 11:35

L’irrésistible actrice égyptienne très connue des téléspectateurs algériens, Yousra, a fait part jeudi à Oran de son admiration pour le cinéma algérien qui, a-t-elle affirmé, se porte relativement bien En dépit de la problématique du manque de productions: «J’aime beaucoup les films algériens même si, je le reconnais, je suis incapable d'en retenir le moindre titre, a-t-elle déclaré avec un sourire contrit. Vous avez d’excellents auteurs, romanciers et réalisateurs qui font du bon travail et maintenant un festival international. Le seul problème demeure peut-être le langage que je ne comprends pas facilement.»

Animant une conférence de presse à quelques heures de l’ouverture de la troisième édition du Festival international du film arabe, la star du cinéma égyptien a tenu à rendre hommage au monument du cinéma arabe que fut Youcef Chahine - disparu il y a bientôt une année - et indiqué qu’elle lui doit d’avoir connu l’Algérie: «C’est lui qui, à mes débuts, m’a conseillé de prêter attention au public algérien et aux réalisation cinématographiques de ce pays».

Interrogée sur son actualité artistique, Yousra a signalé la prochaine sortie d’une nouvelle série dramatique portée par de jeunes talents prometteurs: «Je suis fière de Khass Jidden (Très privé) notamment parce qu’elle a été écrite et réalisée par de jeunes créateurs et que je contribue à l’émergence de la jeune génération.», a-t-elle souligné en insistant sur la nécessité de soutenir les nouveaux talents. En outre, l’actrice a annoncé une prochaine collaboration avec l’excellent Adel Imam avec lequel «J’ai déjà travaillé 17 fois. Mais c’est un plaisir renouvelé et une fierté que de jouer avec ce monstre du cinéma arabe.» Conjuguée à son activité musicale - «Je ne suis pas une chanteuse mais une bonne interprète», insiste-t-elle - son activité d’actrice et de réalisatrice l’a contrainte à rentrer en Egypte dès hier vendredi : «Mon travail est très prenant. C’est pour cela que je n’ai pas pu prendre aux précédentes éditions du festival international du film arabe auxquelles j’avais été invitée.» 

Interrogée par les journalistes sur ses activités onusiennes dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et l’ignorance, Yousra a démontré qu’être star de cinéma n’empêche pas la générosité du cœur ni la lucidité de l’esprit: «La pauvreté et l’ignorance doivent être combattues par des moyens modernes et non par la violence (…) Les Occidentaux doivent savoir que nous ne sommes ni des terroristes ni des ignorants.» D’ailleurs, même dans le cadre de son travail cinématographique, Yousra rappelle avoir brisé des tabous en réalisant ou en jouant dans des productions basées sur des faits réels: «Nous avons dénoncé l’exploitation des enfants et la traite d’organes dans des films dont les scénarios sont tirés de dossiers officiels des Nations Unies.»

 

Par Samir Ould Ali - Publié dans : Festival Film Arabe d'Oran (3)
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 1 août 6 01 /08 /Août 23:20
Le troisième festival international du film arabe d’Oran a consacré les cinémas algérien et égyptien en leur attribuant, à l’occasion de la cérémonie de clôture jeudi soir, les Ahaggar d’or dans les catégories meilleur long métrage, meilleur court-métrage et meilleurs acteur et actrice dans la catégorie long-métrage.

L’Ahaggar d’or du meilleur long métrage est revenu, cette année, à Khaltat Fawzeya, film éguptien traitant de la condition féminine joué et produit par l’incontournable Ilhem Chahine, et mis en scène par Majdi Ahmed Ali qui a déjà réalisé une dizaine de films et documentaires. Le jury mené par le palestinien Rachid Machahraoui a ainsi été séduit par l’histoire de la tourbillonnante et anticonformiste Fawzeya - qui n’hésite pas à bousculer règles et traditions pour arracher sa part de bonheur dans une société égyptienne qui se détourne des pauvres et des marginaux. Pour avoir brillamment campé le personnage en haut en couleurs de Fawzeya, Ilhem Chahine a également ravi l’Ahaggar d’or de la meilleure actrice dans une compétition où, il faut quand même le reconnaître, elle ne pouvait craindre aucune rivalité sérieuse.

Dans la catégorie du meilleur acteur, la plus haute distinction a été décernée à l’Algérien Hassan Kechach pour son interprétation du personnage de Mustapha Benboulaid, dans le film d’Ahmed Rachedi. Hassan Kechach, l’une des valeurs sûres du cinéma algérien, qui vient de terminer le tournage de Chama et la douleur des palmiers, une coproduction algéro-tunisienne réalisée par Abdellatif Benamar, avait déjà exprimé son souhait de jouer le rôle d’Ahmed Zabana, dans le prochain film de Saïd Ould Khlifa. La consécration de jeudi dernier permettra peut-être à Kechach d’avoir une longueur d’avance sur les potentiels candidats au rôle du martyre oranais.

L’Ahaggar d’or de la meilleure réalisation a été attribué au marocain Noureddine Lakhmari pour Casanegra, film relatant l’histoire de deux jeunes amis, survivant aux moyens d’expédients et petites combines dans une société marocaine qui ne reconnait plus les siens. Le jeune réalisateur de Casanegra, qui en est également le scénariste, n’en est pas à sa première consécration puisque ses premiers courts-métrages lui valent d’entrer à l’Académie de Cinéma d’Oslo. Le Regard, le premier long métrage qu’il a réalisé en 2005, a ausi remporté plusieurs prix.

Le jury de Rachid Machahraoui a également accordé l’Ahaggar d’or du meilleur scénario au syrien, Sameh Abdelhamid, pour Les jours de l’ennui, la mention spéciale à la production tunisienne Cinecitta, du réalisateur Ibrahim Letaïef, et le prix spécial jury au film palestinien  d’Anne-Marie Jacir Le sel de cette mer

Dans la catégorie des courts métrages, le jury présidé par la libanaise Claudia Marchleyan a attribué l’Ahaggar d’or du meilleur film au drame psychologique Goulili (Dis-moi), de la jeune algérienne Sabrina Draoui. La réalisatrice, à laquelle l’on doit également le scénario du film, a déjà reçu le prix de la photo artistique dans le concours international «Regards croisés» qui eu lieu en Italie.

Le prix de la mention spécial a été décerné, lui, à Vinyle, film libanais de Ziad Chahoud alors que le prix du jury a été décerné à à Saat Osari (En fin de journée), court-métrage égyptien de Cherif El Bandari.

La cérémonie de clôture s'est achevée avec Cheb Bilal qui a mis le feu à un public venu très nombreux assister à la dernière soirée de la troisième édition du fetival international du film arabe.

Par Samir Ould Ali - Publié dans : Festival Film Arabe d'Oran (3)
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 1 août 6 01 /08 /Août 23:16

Par sincérité ou complaisance, tous les participants au festival international du film arabe ont applaudi la qualité de cette troisième édition tant sur le plan de la qualité films en compétition que sur celui de l’organisation. : «Malgré son jeune âge, le festival a déjà gagné en maturité et bénéficie d’un grand respect dans les pays arabes», se sont accordés à dire les cinéastes et acteurs qui ont animé la manifestation.

Pourtant, l’on pourrait reprocher à ce festival l’absence des artistes algériens dont la majorité n’a pas été invitée contrairement aux précédentes éditions où nous avions pu apercevoir Agoumi, Kouiret, Saboundji, Lakhdar Hamina et d’autres figures du cinéma algérien. Mis à part Lakhdar Boukhors, l’actrice de théâtre Fadéla Hachmaoui ou encore le réalisateur Ahmed Rachedi, les participants ont été surpris de ne voir aucun artiste algérien fouler le tapis rouge qui, à l’occasion, avait été déroulé depuis l’Hôtel de ville, où la maire avait accueilli les prestigieux invités, au théâtre Abdelkader Alloula qui a abrité la cérémonie d’ouverture de la manifestation. Il est vrai que depuis qu’il ne trône plus à la tête de la télévision nationale, le commissaire du festival fait face à de sérieuses difficultés liées aux restrictions financières. Ceci explique peut-être cela mais ne justifie certainement pas que les gens du cinéma algérien soient ainsi mis à l’écart d’une manifestation que l’Etat algérien veut hisser au même que le festival du Caire ou Tanger.

L’autre aspect d l’organisation qui n’honore en rien les organisateurs du festival est le dédain proche du mépris qui a été opposé aux journalistes algériens (à l’exception des représentants de la télévision nationale) alors que leurs homologues étrangers ont bénéficié des plus grandes facilités dans l’exercice de leur métier. L’exemple le plus frappant demeure que nos collègues du bord du Nil ont été autorisés à assister et filmer la rencontre entre le maire et les invités du monde arabe pendant que les journalistes algériens ont été empêchés d’y accéder : «Le soucicompréhensible de donner une image positive au monde extérieur ne peut se faire au détriment des journalistes, a estimé un collègue écoeuré par ce comportement que les organisateurs ont justifié par la qualité d’«invités» des journalistes étrangers. Durant toute la durée du festival, les reporters algériens ont dû faire face à plusieurs désagréments qui ont commencé dès la veille avec la traditionnelle difficulté d’acquérir les badges (l’année passée, la même situation avait mis les nerfs des journalistes à rude épreuve), le nombre insuffisant des ordinateurs mis à leur disposition dans la salle de presse, la difficulté d’approcher certaines stars du cinéma arabe, la faible communication des organisateurs lors des changements d’horaires des films…

Le public oranais a, lui aussi, payé les frais d’une organisation un peu trop cahoteuse, certains ayant même, pour des raisons encore inconnues, été empêchés d’accéder à la salle de cinéma Saada pour découvrir le très médiatisé film de Rachedi sur le martyre de la libération nationale «Mustapha Benboulaid». Quant aux films en plein air, ils ont été projetés à tour de rôle sur les places oranaises alors contrairement aux précédentes éditions pendant lesquelles un film était projeté, chaque soir, simultanément en plusieurs endroits.

Il reste que la majorité des films sélectionnés pour la compétition a été bien accueillie autant par la presse que par un public oranais nettement plus nombreux que lors des précédentes éditions. Tant les longs que les courts-métrages ont été applaudis par un public qui a pu renouer avec l’ambiance cinéma : «Je me suis régalé, confie un cinéphile oranais, surtout avec les courts-métrages que je trouve d’une grande qualité artistique et thématique.»

Avec Cheb Bilal qui succédera à l’attribution des différents Ahaggar ce soir, la troisième édition du festival international du film arabe d’Oran s’achèvera sur une impression d’inachevé et l'espoir que les prochaines éditions seront de meilleure facture.

Par Samir Ould Ali - Publié dans : Festival Film Arabe d'Oran (3)
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Calendrier

Octobre 2014
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés