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Le blog de Samir Ould Ali

Le nécessaire rééquilibrage alimentaire

4 Juin 2012 , Rédigé par Samir Ould Ali Publié dans #Actualités

L’Algérien moyen peut-il prétendre à une alimentation saine et équilibrée comme le souhaitent médecins et nutritionnistes ? Dans le contexte marqué par l’effroyable hausse des prix des produits de large consommation que l’on connait depuis bientôt dix ans et l’effondrement continu du pouvoir d’achat -en dépit des récentes mais si dérisoires augmentations salariales- l’Algérien a-t-il les moyens de soigner son alimentation et de consommer autre chose que les incontournables pâtes qui ont fini par composer l’essentiel de ses repas ?

Nonobstant les déclarations toujours rassurantes du Gouvernement sur un prochain reflux des prix et une stabilisation du marché, la réalité de tous les jours démontre que la situation n’est pas très reluisante : avec une viande rouge qui a depuis longtemps dépassé la barre psychologique des 1 000 DA le kilogramme (un tarif de 1 800 DA a même été évoqué sur les ondes de la Radio nationale), un poisson inabordable, la pomme de terre qui reste autour de 45-55 DA le kilogramme et, plus généralement, des prix de fruits et légumes très peu encourageants pour l’écrasante majorité des consommateurs, la priorité n’est pas encore à la qualité et l’équilibre, et le régime alimentaire du consommateur algérien a très peu de chances de changer, aucun indicateur de quelque nature que ce soit n’annonçant une possible amélioration de la situation pour les prochains mois, voire les prochaines années.

Tout porte à croire donc que «les pâtes et compagine» continueront de composer les repas des Algériens pour quelques temps encore.Les comportements et habitudes alimentaires déterminant pour une grande partie l’état de santé de l’être humain, les médecins et spécialistes ne cachent pas leurs craintes de voir s’aggraver les maladies liées aux troubles alimentaires comme le diabète, l’hypertension artérielle ou les maladies cardiovasculaires.

Selon une étude de l’Institut national de la santé publique menée début 2012, ces maladies sont déjà en progression en raison des mauvaises habitudes alimentaires que la multiplication des établissements de restauration rapide -que l’on sait peu regardants sur la qualité- favorise considérablement.Pour les spécialistes, il est temps de revoir les habitudes alimentaires des consommateurs sous peine de se retrouver avec un grave problème de santé publique dont l’Algérie se passerait volontiers. Cela passe, certes, par l’éducation -une enquête menée par des chercheurs de l’université d’Oran sur 11 classes primaires a révélé que 40% des élèves avaient des retards staturo-pondéraux (taille et poids), 17% présentaient une surcharge pondérale et 8% souffraient d’obésité- la rééducation des adultes -un centre national de la nutrition serait en cours de création- mais aussi par une politique économique qui permettrait aux Algériens d’accéder à une nutrition saine et équilibrée.La régulation des marchés et la stabilisation des prix ont aussi cette vertu...

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