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Le blog de Samir Ould Ali

Les concessionnaires ripostent à la suspension du crédit automobile : Le Salon d'Alger compromis

17 Août 2009 , Rédigé par Samir Ould Ali Publié dans #Revue de Presse

La Salon international de l’automobile d’Alger (SIA), devant se tenir du 29 septembre au 10 octobre 2009 au palais des Expositions des Pins-Maritimes, pourrait être annulé, croit-on savoir dans les milieux proches du secteur
La raison du report de la 13e édition de cette manifestation de dimension internationale serait liée aux évènements qui émaillent depuis une quinzaine de jours le monde de l’automobile. «Si le Salon est remis en cause, ce sera pour des raisons purement commerciales. Mais à l’heure où nous vous parlons, rien n’est encore décidé. La tenue du SIA est, pour l’instant, maintenu à la date prévue», indique-t-on auprès de l’Association des concessionnaires algériens (AC2A). Dans une déclaration faite hier au Jeune Indépendant, un responsable de l’AC2A ne rejette pas, en effet, l’éventualité d’une telle option surtout qu’il est question d’un véritable «séisme» qui s’est abattu ces derniers jours sur les importateurs de véhicules.
La suppression du crédit automobile a frappé de plein fouet la corporation qui, rappellent les analystes, a bâti l’essentiel de sa fortune grâce au crédit bancaire. Du coup, investir désormais le moindre sou serait apparenté à «une dépense de trop» pour les revendeurs de véhicules neufs. Mais il faut dire qu’au sein de l’association des importateurs d’automobiles, la tendance serait plutôt favorable au maintien du Salon même si cette manifestation venait à être repoussée de quelques mois. Organisé conjointement par l’AC2A et la Société des foires et expositions, le SIA a tendance à devenir une manifestation référentielle dans la région du Maghreb. Le supprimer c’est commettre une grave erreur, avertissent les observateurs de la scène économique. «L’Algérie n’est pas n’importe quel pays, c’est une nation respectable qui a su maintenir depuis des décennies nombre de Salons internationaux, à leur tête la Foire internationale d’Alger», relève une source proche du gouvernement. D’autres observateurs n’omettent pas de relever le fait qu’un tel Salon, de surcroît vieux de treize ans, ne devrait pas être confié uniquement aux concessionnaires et à une société spécialisée dans les foires. «L’Etat doit être partie prenante. Un Salon international suppose une intervention de l’Etat par le biais de ses institutions officielles comme, par exemple, le ministère de l’Industrie. Cette manière de voir la chose existe dans tous les pays développés, y compris la France qui organise le fameux Mondial de l’automobile de Paris», souligne-t-on.
(Jeune Indépendant - 17 août 2009)

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