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Le blog de Samir Ould Ali

Yousra, ou le compromis entre la grâce et le cœur

3 Août 2009 , Rédigé par Samir Ould Ali Publié dans #Festival Film Arabe d'Oran (3)

L’irrésistible actrice égyptienne très connue des téléspectateurs algériens, Yousra, a fait part jeudi à Oran de son admiration pour le cinéma algérien qui, a-t-elle affirmé, se porte relativement bien En dépit de la problématique du manque de productions: «J’aime beaucoup les films algériens même si, je le reconnais, je suis incapable d'en retenir le moindre titre, a-t-elle déclaré avec un sourire contrit. Vous avez d’excellents auteurs, romanciers et réalisateurs qui font du bon travail et maintenant un festival international. Le seul problème demeure peut-être le langage que je ne comprends pas facilement.»

Animant une conférence de presse à quelques heures de l’ouverture de la troisième édition du Festival international du film arabe, la star du cinéma égyptien a tenu à rendre hommage au monument du cinéma arabe que fut Youcef Chahine - disparu il y a bientôt une année - et indiqué qu’elle lui doit d’avoir connu l’Algérie: «C’est lui qui, à mes débuts, m’a conseillé de prêter attention au public algérien et aux réalisation cinématographiques de ce pays».

Interrogée sur son actualité artistique, Yousra a signalé la prochaine sortie d’une nouvelle série dramatique portée par de jeunes talents prometteurs: «Je suis fière de Khass Jidden (Très privé) notamment parce qu’elle a été écrite et réalisée par de jeunes créateurs et que je contribue à l’émergence de la jeune génération.», a-t-elle souligné en insistant sur la nécessité de soutenir les nouveaux talents. En outre, l’actrice a annoncé une prochaine collaboration avec l’excellent Adel Imam avec lequel «J’ai déjà travaillé 17 fois. Mais c’est un plaisir renouvelé et une fierté que de jouer avec ce monstre du cinéma arabe.» Conjuguée à son activité musicale - «Je ne suis pas une chanteuse mais une bonne interprète», insiste-t-elle - son activité d’actrice et de réalisatrice l’a contrainte à rentrer en Egypte dès hier vendredi : «Mon travail est très prenant. C’est pour cela que je n’ai pas pu prendre aux précédentes éditions du festival international du film arabe auxquelles j’avais été invitée.» 

Interrogée par les journalistes sur ses activités onusiennes dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et l’ignorance, Yousra a démontré qu’être star de cinéma n’empêche pas la générosité du cœur ni la lucidité de l’esprit: «La pauvreté et l’ignorance doivent être combattues par des moyens modernes et non par la violence (…) Les Occidentaux doivent savoir que nous ne sommes ni des terroristes ni des ignorants.» D’ailleurs, même dans le cadre de son travail cinématographique, Yousra rappelle avoir brisé des tabous en réalisant ou en jouant dans des productions basées sur des faits réels: «Nous avons dénoncé l’exploitation des enfants et la traite d’organes dans des films dont les scénarios sont tirés de dossiers officiels des Nations Unies.»

 

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