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Le blog de Samir Ould Ali

Rencontre des présidents des festivals arabes : Un site web en attendant le fonds de soutien aux réalisateurs

1 Août 2009 , Rédigé par Samir Ould Ali Publié dans #Festival Film Arabe d'Oran (3)

Parmi les innombrables maux qui minent le cinéma arabe, les présidents de festivals du cinéma arabe, qui se sont réunis à huis clos, ont résolu de créer un site web au nom des festivals pour «faire connaitre notre cinéma au-delà de nos frontière et donner une meilleure image des Arabes», a indiqué, l’égyptienne Souheir Abdelkader, directrice du festival du cinéma pour enfants et directrice du festival international Caire : «Pour réussir des festivals, il ne faut compter sur le fax ou lInternet. Des rencontres de ce genre sont primordiales pour parvenir à accorder nos violons, surtout dans la perspective de distribuer nos films en Occident.» La directrice du festival du Caire souligne, cependant, que la réunion prochaine des présidents, programmée au Caire, est tributaire de la création du site web.

Un peu plus prolixe, Rachida Chbani, la directrice du festival du cinéma arabe de Bruxelles dont la quatrième édition doit avoir lieu en novembre prochain, a indiqué que mis à part la décision de se doter d’un site Internet, les présidents des festivals ont émis deux propositions qui devront être tranchées lors de la rencontre du Caire: la création d’un fonds de soutien aux réalisateurs arabes et l’attribution du prix du film au réalisateur et non pas au producteur ou au distributeur : «Ce fut une réunion intéressante», a conclu la directrice du festival belge.

Ayant déjà participé à la rencontre de l’année passée, le directeur technique du festival irakien du court métrage, Michel Temimi, a estimé que la réunion de cette année a été un peu plus efficace : «En 2008, nous avions discuté daspects qui étaient soit stériles soit ardus. Cette année, nous avons décidé de débattre de points accessibles : le timing et la coordination entre les différents festivals du cinéma arabes - quils se tiennent à lintérieur de nos frontières ou en Occident comme à Compostelle, à San Francisco, Rotterdam  ou à New Delhi - et de la difficulté de la circulation et de la qualité des copies des films»

L’année passée, la réunion des présidents des festivals du film arabe, qui était aussi tenue à huis-clos, n’avait pas non plus accouché de grand-chose. Hormis des professions de foi et la nécessité «détudier des moyens de coordination entre les différents festivals» dixit Hamraoui Habib Chawki, aucune décision n’avait été prise.

A l'évidence, ce qui sépare les décideurs des pays arabes est plus fort que ce qui réunit ses cinéastes.

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