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Le blog de Samir Ould Ali

Les entreprises critiquent le système fiscal

9 Juin 2009 , Rédigé par Samir Ould Ali Publié dans #Revue de Presse

Le système fiscal algérien est dans une logique «d’attractivité du secteur informel au vu de la croissance annuelle de 8% que connaît ce secteur». C’est ce qu’a estimé hier M. Abdelkader Djeflat, professeur à l’université de Lille, à l’occasion d’une journée parlementaire organisée par l’Assemblée populaire nationale sur le thème «La politique fiscale et la performance économique». Durant ce débat, l’accent a notamment été mis sur les contradictions du système fiscal algérien. Le président du Forum des chefs d’entreprise, M. Réda Hamiani, tout en reconnaissant que la pression fiscale en Algérie est l’une des plus réduites du Bassin méditerranéen (autour de 25%), souligne qu’il existe néanmoins des «non-sens». Il a cité le cas de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP) qui est de 2% et qui est «incompréhensible car elle touche aussi bien les entreprises qui font des bénéfices que celles qui n’en font pas». Source de financement pour les collectivités locales, cette taxe doit être supprimée, selon M. Hamiani, à charge pour les pouvoirs publics de trouver d’autres moyens de financement pour les collectivités. En guise de solution, il propose d’élever d’un point la TVA qui est de 17% et est entièrement supportée par les consommateurs finaux, ce qui équivaut à pénaliser le citoyen. Mais pour M. Hamiani, «il faut faire des choix en politique». Le directeur général des impôts, M. Abderrahmane Raouya, a déclaré en marge de la rencontre qu’«il n’est pas facile de modifier du jour au lendemain une taxe ou de la remplacer par une autre qui peut rapporter 100 milliards de dinars aux collectivités locales».
Les autres points relevés par M. Hamiani concernent «la double imposition», puisque «les revenus des entreprises sont soumis à l’IBS et également à une taxe de 10 % si l’on veut les retirer de la société», a-t-il souligné. Il a ajouté qu’«il n’y a pas d’incitation fiscale pour le réinvestissement après la suppression du taux réduit des bénéfices réinvestis qui était de 12,5 %».
Le président de l’Association des concessionnaires algériens d’automobile (AC2A), M. Bairi, a souligné dans ce sens : «Nous ne bénéficions pas de ce taux réduit alors que tout est réinvesti.» L’AC2A compte interpeller les autorités concernées sur cette question ainsi que sur la baisse de l’IBS et la suppression de la taxe sur les véhicules. Le directeur général des impôts a assuré que l’action du gouvernement «continuera dans le sens de la baisse de la pression fiscale». Il a ajouté que le service d’investigation fiscale sera opérationnel «d’ici à la fin de l’année» et  révélé qu’«il y a actuellement des brigades qui surveillent, contrôlent et imposent quand des signes extérieurs de richesse sont observés».
(Jeune independant - 09 juin 2009)

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