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Le blog de Samir Ould Ali

Détenus algériens en Libye : Libération de 56 prisonniers en juin ?

25 Mai 2009 , Rédigé par Samir Ould Ali Publié dans #Revue de Presse

Le porte-parole du collectif des familles de prisonniers algériens, Abdelkader Gasmi, compte transmettre, aujourd’hui, une lettre à l’ambassadeur libyen en Algérie, en espérant «obtenir» des «assurances fermes quant à leur prochaine libération».
«Le transfert de 56 prisonniers algériens de Libye aura lieu, peut-être, entre le 15 et le 20 juin prochain», a indiqué, hier, M. Gasmi, interrogé par téléphone. Il estime, en effet, «probable» une telle éventualité, car cette date coïncide avec le 60ème anniversaire du départ des troupes italiennes de Libye. Notre interlocuteur a révélé, aussi, que le nombre de prisonniers détenus dans ce pays est actuellement de 89 personnes.

Sur les 56 prisonniers, Amar Zaidi, 53 ans, originaire de Annaba, purge sa peine depuis 1990. Il a été condamné, pour crime avec préméditation, à la perpétuité au même titre que ses deux complices libyens. Ces deux derniers ont retrouvé leur liberté en 1993 après avoir obtenu le «pardon» du parent de la victime, une procédure largement répandue en Libye et appelée le «droit coutumier». En revanche, le ressortissant algérien, qui a pu bénéficier en 1993 de la grâce du Guide libyen, Mâamar El Kheddafi, attend toujours sa libération.
Selon le représentant des familles de détenus algériens, ce prisonnier algérien n’a reçu, depuis son incarcération à la prison d’El Djadida, «aucune visite, ni celle de ses parents ni encore moins d’un représentant de l’ambassade algérienne à Tripoli». Seul le consul d’Algérie, Menouar Rebaï, lui a «rendu visite» la semaine dernière, ajoute notre interlocuteur. Dix-sept autres prisonniers, accusés de délits divers, attendent leur procès depuis 2003.
Les détentions préventives peuvent être longues et injustifiées. Les jugements sont sans cesse reportés. La politique carcérale libyenne vis-à-vis des Algériens (souvent arrêtés arbitrairement, sans procès-verbal, sans aucune raison valable ou justifiée) laisse à désirer.
Les droits humains sont souvent bafoués. Me Khalafati Madjid, un des avocats en charge de cette affaire, a fait remarquer que les dossiers de certains prisonniers étaient «vides» et qu’ils ne semblaient pas s’appuyer sur des fondements légaux. Il a blâmé les autorités libyennes qui n’ont pas avisé les officiels algériens de la présence de ces prisonniers.
Des Algériens sont jetés en prison sur la base de simples témoignages de ressortissants libyens.
Selon la même source, les détenus algériens ont été informés que l’administration pénitentiaire d’Al-Jadida a, récemment, préparé tous les documents pour l’échange de prisonniers.
C’est le fils du dirigeant libyen, Seif el Islam, qui aurait «soufflé» les grandes lignes de cette convention en marge de sa première visite en Algérie, la semaine dernière.

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