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Le blog de Samir Ould Ali

Annaba: 22 harraga interceptés

23 Mai 2009 , Rédigé par Samir Ould Ali Publié dans #Revue de Presse

A la faveur du retour du beau temps et d'une météo clémente, il ne se passe plus une semaine, voire deux à trois jours sans qu'un groupe composé en moyenne de 18 personnes ne soit intercepté par les gardes-côtes de la station maritime de Annaba. Dans la matinée de jeudi, 22 harraga ont été interceptés alors qu'ils étaient à bord d'une embarcation artisanale munie d'un moteur de 40 chevaux. Ces candidats à l'émigration clandestine sont pour la plupart originaires des wilayas de l'Est comme Annaba, El-Tarf, Skikda mais aussi d'Alger et Chlef. Ces candidats à l'émigration clandestine payent entre 30.000 et 50.000 DA chacun pour l'acquisition de la barque, du GPS et du carburant nécessaires à cette traversée périlleuse. Des barques sont montées à la hâte dans des endroits clandestins et des GPS portatifs sont vendus discrètement entre 30.000 et 40.000 DA. Rien que dans la wilaya d'El-Tarf, les gardes-côtes ont saisi 100 GPS et détruit sept embarcations.
Malgré les appels à la raison des uns et des autres parmi les parents, associations et gens au fait des risques et dangers qui guettent ceux qui tentent le diable en voulant rejoindre les côtes italiennes par la mer et des mesures pénales nouvellement mises en application, le phénomène ne cesse de prendre de l'ampleur ces dernières années. Ils sont toujours tout aussi nombreux ces jeunes de différentes wilayas du pays à tenter de prendre le large. Et ils sont presque une centaine à s'être fait prendre à quelques miles des côtes annabies ou celles d'El-Tarf. Pris en charge par des passeurs en cotisant entre eux, les candidats à l'émigration clandestine déboursent en moyenne entre 30.000 jusqu'à 60.000 DA pour être du voyage. Les clés essentielles de cette aventure périlleuse sont la barque, l'acquisition d'un moteur d'au moins 40 chevaux et un GPS.
Les gardes-côtes du côté des stations maritimes d'El-Tarf et de Annaba ne baissent pas les bras et surveillent de près la côte. Sauf qu'il est parfois difficile d'intercepter les embarcations munies d'un GPS, à destination des côtes italiennes.
(Quotidien d'Oran - 23 mai 2009)

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